En ce vendredi 5 octobre, je ne pouvais passer à côté de cette date ...
Voilà 4 ans, nous avions scellé notre amour sur un banc, près de cette station de tramway, par un baiser passionnel et fusionnel.
Tu as toujours su me comprendre, m'aimer comme j'étais et surtout tu m'as ouvert ton coeur. Une complicité s'est rapidement installée, ne faisant que renforcer les sentiments que l'on avait l'un pour l'autre. Et pourtant, un soir d'hiver, tu as blessé mon coeur à jamais. Il faisait nuit noire. Je voyais ma vie, ma fierté et nos projets s'effondrer. Mes cris, mes pleurs déchiraient le silence ténébreux régnant dans la maison ...
Tu es le seul que j'ai jamais aimé, le seul où le "je t'aime" avait un sens, un but, et était accompagné de tout l'amour que je pouvais porter en moi.
Les mois et les années ont passé sans que tu ne cesses de me hanter, de refermer mon coeur aux autres qui se présentaient. Or tu le sais, j'ai toujours été tienne. Ce manque de courage que nous avons eu ... Trop jeune, trop peureux pour s'avouer que l'on s'aimait toujours et qu'il y avait toujours cette complicité, cette fusion, ce magnétisme entre nous.
Même si je ne t'avais pas auprès de moi, je n'en ai pas été malheureuse. Je t'aimais tellement que j'ai accepté que tu sois avec d'autres filles. Ton bonheur faisait le mien.
Je connaissais ton rêve ... Mais quand l'échéance est arrivée ... Que dire ? Notre relation se vivait à rebours ... Mais peu importe, tu allais réaliser ton projet le plus cher. Ne pas en faire parti ne m'a pas chagriné. Nous savions que nous avions besoin de vivre nos propres expériences.
En ce jour symbolique, comme chaque jour depuis 4 ans, mon esprit cherche le tien ... Je voudrais me reperdre dans tes bras et resceller mes sentiments avec toi.
J'ai appris à vivre sans toi. Mais quand tu reviendras, qu'adviendra-t-il ? Je n'ai pas envie de répondre à ces questions. Elles arriveront suffisamment tôt. Ne dois-je pas pour l'instant construire ma vie ? Et le futur me dira si tu as toujours ta place dans ma vie et si oui, comment y rester.
Tu es le seul envers qui je n'ai jamais eu à me justifier mais est ce que ce sera encore le cas lorsque tu le découvriras ? Serais-je toujours la même à tes yeux et dans ton coeur ? Celle qui t'est si familière ...
Le paysage de ma vie défile à travers les lignes. Toi seul peux lire entre elles. Mon souffle s'emballe, mon coeur se gonfle, mes yeux te dessinent dans tes moindre détails.
Je ressens le danger, celui de toujours resté tienne, de ne jamais te tromper dans mon fort intérieur. Je me défends d'imaginer et d'envisager un quelconque futur avec toi de peur qu'il ne se réalise jamais.
Vivrons nous encore cette relation cyclique, qui nous maintenait attaché l'un à l'autre, qui nous ramenait inoxareblement face à ce que nous partagions. Comme une évidence ... L'évidence que je sais qu'aimer n'apporte que du bonheur, de la satisfaction et non de la haine, de l'instabilité et de l'incompréhension.
Toujours le même rituel au même endroit. Avec l'espoir de t'y apercevoir, mais j'y devine encore ta présence. Celle qui m'a toujours apaisée, une prestance rassurante. Un regard qui m'englobait. Toi qui m'enlaçait avec passion, amour et bienvellance ...
Jusqu'à présent tu es le seul à m'avoir tout donné. Le resteras-tu ? Si oui, à quel prix ?
Reviens .. Tu verras si je t'attendrais, et je verrais si tu m'as attendu ...